Avec Dr. Dre et The Chronic, le rap entre à la Bibliothèque du Congrès

Clara Vincent - 27.03.2020

Patrimoine et éducation - Patrimoine - patrimoine musique culture - Library of Congress - National Recording Registry


Depuis 2002, la Bibliothèque du Congrès, institution patrimoniale la plus importante des États-Unis, fait entrer chaque année 25 enregistrements « culturellement, historiquement ou esthétiquement importants » dans son Registre national d’enregistrement. Ce mercredi 25 mars, l’institution a dévoilé sa dernière sélection. 

PixabayLicense


C’est aux termes du programme National Recording Preservation Act of 2000, qu'a été créé le Registre national d’enregistrement. Depuis 2002, la Bibliothèque du Congrès est ainsi chargée d'y faire entrer chaque année une sélection de 25 productions sonores enregistrées au cours des dix dernières années écoulées. 

Menée par la bibliothécaire Carla Hayden en collaboration avec l'équipe de la National Recording Preservation Board (NRPB) de la Bibliothèque, cette intronisation contribue à valoriser la culture musicale. Elle souligne son importance pour le patrimoine américain sur les plans culturel, historique et esthétique.

« Le National Recording Registry est la liste représentative et évolutive du paysage sonore américain. Il reflète des moments de l’histoire capturés par les voix et les sons de l’époque », indique Mme Hayden dans un communiqué. 

Si certains des titres sélectionnés pour figurer dans le Registre ont déjà été conservés par les titulaires des droits d’auteur, pour les autres, cette intronisation leur garantit une conservation sur le long terme et leur accès aux génération futures. Grâce notamment au Campus de Packard pour la conservation audiovisuelle de la Bibliothèque du Congrès, qui répertorie l'une des plus grandes collections de films, de programmes télévisés, d'émissions de radio et d'enregistrements sonores, avec plus de 7 millions d’articles.   

Une sélection qui s'étend sur plus d'un demi-siècle


Les 25 nouveaux titres ajoutés cette année portent le nombre total de documents entrés dans le Registre national d’enregistrement à 550. Ils rejoignent en outre la vaste collection de près de 3 millions d'archives sonores que conserve à ce jour la bibliothèque du Congrès. 

« Nous avons reçu plus de 800 candidatures cette année [...], précise Carla Hayden. Alors que les genres et les formats continuent de s’étendre, la Bibliothèque du Congrès s’est engagée à travailler avec nos nombreux partenaires pour préserver les sons qui ont touché nos cœurs et façonné notre culture. »   

Et en effet, parmi les titres récemment ajoutés au Registre, on retrouve des productions issues de cultures musicales variées, et de formats en tout genre. Du classique, au country, en passant par le folk ou le jazz, ou encore la pop et le rap, mais aussi des émissions radiophoniques, ou autres enregistrements pour enfants.   

Ces enregistrements comprennent des créations sonores qui s’étalent sur plus d'un demi siècle. Le plus ancien de la sélection date de 1920, avec le titre jazz Whispering  de Paul Whiteman et son orchestre. Quant au plus récent, il s'agit de l’album Percussion Concerto  de Colin Currie, sur une composition de Jennifer Higdon, sorti en 2008. 
 



Le rap, genre le plus contemporain de la sélection


Figure également le premier opus enregistré en studio par l’icône du rap américain Dr.Dre, intitulé The Chronic, sorti 1992. Cet album a contribué à ériger l'artiste au rang des plus grands rappeurs de la musique. Il représente le titre issu du genre le plus contemporain de la sélection. 



 
Nous pouvons citer aussi la chanteuse Maria Schneider, qui est la première femme compositrice de jazz à faire son entrée dans le Registre national d'enregistrement avec son album Concert in the Garden sorti en 2004. « Je suis profondément émue de voir cet album, qui était si épanouissant à faire, honoré de cette manière magnifique  », a déclaré Maria Schneider.

« Concert in the Garden [qui a été lancé via une campagne de financement participatif, ndlr ] a ouvert la voie à la liberté artistique et financière de l’enregistrement. À l’époque, j’avais le sentiment qu’il entrait dans l’histoire, en montrant comment Internet peut établir une connexion directe et transparente entre un artiste et un public sans intermédiaire. Un outil grâce auquel l’artiste peut trouver une indépendance financière et une véritable liberté artistique », a-t-elle ajouté.

Enfin, pour ce qui est des enregistrements radiophoniques, on retrouve par exemple un épisode de  Arch Oboler’s Plays, qui est l’une des premières émissions de radio d’horreur américaine. Ou encore l’enregistrement annonçant l’assassinat du président John F. Kennedy par le chef d’orchestre du Boston Symphony Orchestra, lors de l’enregistrement d’une représentation en direct le 22 novembre 1963.


L'intégralité de la liste est à retrouver à cette adresse.


Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.